Ce qu’il faut savoir sur la manière de se débarrasser des guêpes
- Une colonie compte plusieurs milliers d’ouvrières à la fin de l’été et s’éteint aux premiers gels : aucun nid n’est réutilisé d’une année sur l’autre.
- En dessous de 5 mètres d’un lieu de passage, un nid actif justifie une intervention ; plus loin, il peut attendre l’hiver.
- Les pompiers (18) n’enlèvent un nid qu’en cas de danger direct pour des personnes fragiles.
- En location, le décret n° 87-713 du 26 août 1987 fixe les charges récupérables, et la main-d’œuvre de désinsectisation n’en fait pas partie (Cour de cassation, 1999).
- Gêne respiratoire, gonflement du visage ou plus de 20 piqûres chez un adulte : appelez le 15 ou le 112.
5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 19 octobre 2026
Observer avant d’agir
Suivez le vol des ouvrières pour trouver l’entrée du nid. Sa distance par rapport à vos passages décide de tout le reste.
Choisir selon la saison
Au printemps, vous bouchez et piégez. En été, vous traitez le soir. Après les gelées, vous décrochez un nid vide.
Pour se débarrasser des guêpes, commencez par regarder le calendrier. Une colonie de guêpes communes ou germaniques compte plusieurs milliers d’ouvrières à la fin de l’été, puis s’éteint aux premiers gels. Seules les jeunes reines fécondées passent l’hiver, cachées ailleurs, et aucune ne réoccupe l’ancien nid. Je vous donne d’abord la règle qui évite la moitié des interventions inutiles : on traite un nid actif et gênant, on laisse tranquille un nid vide ou éloigné.
Où se cache le nid, et que faire en premier ?
Le premier geste ne coûte rien : observez. Postez-vous à distance, de préférence en fin de journée quand les allées et venues sont régulières, et suivez le vol des ouvrières. Elles dessinent une ligne droite entre la source de nourriture et le nid. Quand vous voyez une dizaine d’insectes entrer et sortir par le même trou en une minute, la colonie est active. Une poignée de guêpes isolées autour d’un verre de sirop ne prouve rien : elles viennent de plus loin.
Je cherche toujours dans le même ordre. D’abord les cavités à l’abri de la pluie : coffres de volets roulants, combles, trou dans un mur, cabane de jardin. Ensuite le sol, où les guêpes germaniques et communes creusent volontiers un ancien terrier de rongeur. Enfin les branches basses et les haies, où les polistes accrochent un petit nid ouvert en forme de pomme d’arrosoir, avec ses alvéoles visibles. Chaque localisation appelle une réponse différente, et c’est là que beaucoup de tentatives échouent : un produit versé dans un terrier ne règle rien si l’entrée du nid se trouve dans le mur voisin.
Notez ensuite trois informations avant d’agir. La distance entre le nid et l’endroit où votre famille passe : en dessous de 5 mètres, le risque devient réel, surtout pour un enfant ou une personne allergique. La hauteur et l’accessibilité : un nid à l’étage, derrière un bardage, ne se traite pas depuis une échelle. Et l’espèce, car la méthode change selon qu’il s’agit d’une guêpe, d’un frelon ou d’une abeille, comme je l’explique dans la section suivante.
Le calendrier explique presque tout, et c’est le critère que je place avant le choix du produit, car la bonne décision change chaque mois :
- avril à mai : la reine fondatrice bâtit seule un nid de la taille d’une noix, le moment idéal pour boucher une cavité ou poser un piège ;
- juin à juillet : quelques dizaines d’ouvrières travaillent, le nid grossit vite et se détruit facilement ;
- août à septembre : la colonie atteint son pic, cherche du sucre et se montre la plus agressive ;
- octobre à novembre : la population décline, les mâles et les jeunes reines quittent le nid, et traiter n’a plus de sens sauf si le nid bloque un accès.
Si vous entendez un grattement sourd dans une cloison ou sous la toiture, pensez au nid avant de penser à un rongeur. Un bruit de grattage dans le plafond la nuit relève plutôt de la souris ou du loir, alors que le bourdonnement continu en journée, avec un va-et-vient devant une fissure, signe la guêpe. Ne bouchez jamais l’entrée d’un nid actif : les ouvrières percent la cloison et se retrouvent dans la pièce.
Une erreur de repérage coûte cher : traiter l’entrée visible d’un nid dont la sortie principale se trouve ailleurs revient à énerver la colonie sans l’atteindre. Si deux orifices apparaissent, observez lequel reçoit le plus de passages avant de viser. Prenez une photo de loin au téléphone : elle servira à un professionnel pour chiffrer le travail sans se déplacer.
Guêpe, frelon ou abeille : comment ne pas se tromper ?
Vous gagnez du temps et de l’argent en identifiant l’insecte avant de choisir la méthode. La guêpe commune (Vespula vulgaris) et la guêpe germanique (Vespula germanica) mesurent environ 1 à 2 cm, avec un corps jaune vif rayé de noir, une taille très fine et un vol nerveux. Elles bâtissent un nid en papier gris, souvent fermé, dans un volume abrité ou sous terre. Ce sont elles que vous trouvez dans la plupart des cuisines et sur les tables de jardin.
Le polistes, la guêpe discrète des façades
Le polistes se reconnaît à ses longues pattes pendantes en vol et à son nid ouvert, accroché sous un rebord de toit ou dans une haie. La colonie ne dépasse pas quelques dizaines d’individus. Je la tolère volontiers loin des passages : elle chasse les chenilles du potager et ne s’intéresse presque pas à la nourriture humaine. En revanche, un nid de polistes au-dessus d’une porte d’entrée justifie une intervention.
Le frelon, plus gros et plus sensible à la perturbation
Le frelon européen (Vespa crabro) atteint 3 à 4 cm et affiche un thorax brun. Le frelon asiatique (Vespa velutina) est plus sombre, avec des pattes jaunes aux extrémités, et installe de grosses sphères de papier dans les arbres, parfois à plus de dix mètres de hauteur. Que Choisir rappelle que le plan national contre le frelon asiatique repose sur la destruction ponctuelle des nids et sur le piégeage des fondatrices au printemps. Si vous soupçonnez ce frelon, ne touchez à rien : signalez-le à votre mairie, qui sait quel prestataire mandater.
L’abeille et la guêpe maçonne, deux insectes à épargner
Une grappe d’insectes velus et bruns, posée sur une branche ou dans une cheminée, annonce plutôt un essaim d’abeilles. Elles sont utiles à la pollinisation, et aucun insecticide ne doit les viser. Appelez un apiculteur, il récupère souvent l’essaim sans frais. Même logique pour la guêpe maçonne : cette espèce solitaire construit de petits godets de boue sur un mur ou sous un toit, ne défend aucune colonie et pique très rarement. Je ne la traite jamais.
| Insecte | Taille | Nid | Réponse que je conseille |
|---|---|---|---|
| Guêpe commune ou germanique | 1 à 2 cm | Papier gris fermé, cavité ou sol | Traiter le soir si le nid gêne, sinon patienter jusqu’aux gelées |
| Polistes | 1,5 à 2 cm | Petit nid ouvert, alvéoles visibles | Tolérer loin des passages, retirer près d’une porte |
| Frelon européen | 3 à 4 cm | Cavité, arbre creux | Éviter la perturbation, demander un avis professionnel |
| Frelon asiatique | 2,5 à 3 cm | Grosse sphère, souvent en hauteur | Ne pas approcher, signaler à la mairie |
| Guêpe maçonne | 2 à 2,5 cm | Godets de boue sur un mur | Ne rien faire |
Comment éloigner les guêpes sans les tuer ?
Pourquoi elles viennent chez vous
Trois attraits expliquent presque toutes les visites : le sucre des boissons et des fruits, les protéines des restes de viande ou de la nourriture pour animaux, et l’eau en période de sécheresse. Une gamelle de croquettes laissée dehors fait autant d’effet qu’une canette ouverte. Les guêpes reviennent ensuite par mémoire du lieu, ce qui explique leur insistance une fois qu’elles ont trouvé une source fiable.
Si aucun nid ne menace votre famille, vous n’avez pas besoin de tuer quoi que ce soit. Les guêpes attrapent chenilles, mouches et pucerons pour nourrir leurs larves, puis se tournent vers le sucré à la fin de l’été quand la colonie cesse d’élever des larves. C’est à ce moment précis qu’elles envahissent vos repas, vos poubelles et vos fruits tombés. Retirez la nourriture, et la moitié du problème disparaît sans produit.

Voici ce que je fais en premier, par ordre d’efficacité décroissante :
- couvrir les boissons sucrées et les assiettes, ou servir avec des verres à couvercle ;
- fermer les poubelles de cuisine et rincer les canettes avant de les jeter ;
- ramasser chaque jour les fruits tombés sous les arbres ;
- éloigner les repas du coin où les ouvrières passent déjà.
Quand cette hygiène ne suffit pas, vous pouvez tester les répulsifs maison. Mon avis est tranché : ils aident à la marge, mais aucun ne chasse une colonie installée. Le café brûlé, le clou de girofle, la menthe poivrée, le basilic ou le géranium citronné dégagent des odeurs que les guêpes évitent, sans les éliminer. Posez-les près de la table du repas, pas près du nid, sinon vous les agacez. Les huiles essentielles de citronnelle ou d’eucalyptus fonctionnent quelques heures, à renouveler après une averse, et je les déconseille près d’animaux domestiques ou d’un jeune enfant.
Le faux nid en papier, vendu comme leurre territorial, séduit par sa simplicité. Les résultats observés varient d’une terrasse à l’autre : une guêpe qui a déjà repéré une source de sucre ne se laisse pas dissuader par un décor. Je le réserve aux terrasses où aucun nid n’existe encore, accroché au printemps.
| Méthode | Ce qu’elle apporte | Limite |
|---|---|---|
| Piège à bouteille (sirop dilué, une goutte de vinaigre) | Capture les ouvrières curieuses | Attire aussi les abeilles si le piège n’est pas sélectif |
| Café brûlé, clou de girofle | Repousse sur une table d’extérieur | Dure une heure ou deux |
| Plantes aromatiques en pot | Odeur diffuse permanente | Aucun effet sur un nid existant |
| Faux nid en papier | Zéro produit, zéro danger | Efficacité très inégale |
| Spray ou poudre sur le nid | Seule action qui détruit la colonie | Risque de piqûres, produit biocide à manier avec soin |
Vous préférez capturer plutôt que repousser ? Fabriquez un piège sélectif, avec une entrée étroite qui laisse passer les petites abeilles. J’ai détaillé le montage dans mon article sur la manière de fabriquer un piège à frelon efficace et sélectif, et le principe vaut aussi pour les guêpes. Au printemps, quand la fondatrice cherche son site, un seul piège posé loin des repas peut empêcher une colonie entière de naître. À la fin de l’été, il attire plus d’insectes qu’il n’en retire : je le retire à partir de septembre.
Aménager le jardin pour décourager l’installation
Vous pouvez rendre le terrain moins accueillant sans effort. Comblez les anciens terriers de rongeurs, rebouchez les fissures de façade et les interstices sous les tuiles avec un grillage fin, et fermez les coffres de volets roulants. Taillez les haies denses où les polistes accrochent leurs nids. Remplacez les fruitiers qui perdent leurs fruits près de la terrasse, ou ramassez les fruits chaque jour. Ce travail dure un week-end au printemps et évite la plupart des nids de l’été.
Un dernier point que les guides oublient : les fruits trop mûrs et les restes sucrés attirent aussi les moucherons dans la cuisine. Un seul ménage de la zone, bac à compost fermé et poubelle vidée chaque soir, règle les deux invasions d’un coup.
Détruire un nid : quand et comment s’y prendre ?
Pour se débarrasser des guêpes soi-même, je déconseille l’intervention dans la plupart des cas, mais elle devient raisonnable pour un petit nid accessible, à portée de bras, quand personne n’est allergique. Dans ce cas, le geste dure moins de dix minutes. Sachez-le avant de vous lancer : l’INRS classe les insectes piqueurs parmi les risques de plein air, avec des protocoles de protection qu’il vaut mieux appliquer à la lettre.
La préparation
Attendez la tombée de la nuit ou le petit matin, quand l’air est frais et que toute la colonie se trouve dans le nid. Les guêpes réagissent peu à une lumière rouge : une lampe recouverte d’un filtre rouge évite de les attirer vers vous. Habillez-vous avec des vêtements épais, longs, des gants de jardinage serrés au poignet, des bottes et un voile de protection. Fermez portes et fenêtres de la maison, éloignez enfants et animaux, et prévoyez une voie de retrait dégagée derrière vous.
L’application
Choisissez un aérosol insecticide à jet longue portée, dont l’étiquette précise une distance d’emploi d’environ 3 à 4 mètres. Visez l’entrée du nid et appuyez en continu pendant plusieurs secondes, puis reculez sans courir. Revenez le lendemain soir : si l’activité a cessé, bouchez l’orifice. Pour un nid en terre, versez la poudre insecticide dans le trou, puis comblez-le. Vous pouvez reboucher proprement l’ouverture en suivant ma méthode pour reboucher un trou dans un mur, avec un mortier ou une mousse adaptée.
Lisez l’étiquette du produit avant chaque usage : les insecticides sont des biocides, et leur emploi suit les consignes du fabricant. Gardez-les loin de l’eau et de la nourriture, et protégez le potager si vous traitez à proximité.
⚠️ Ne brûlez jamais un nid, ne le noyez pas et ne l’arrosez pas en pleine journée. Ces gestes excitent la colonie, et les ouvrières vous attaquent en nombre avant que le produit n’agisse.
Que faire d’un nid en fin de saison ?
Après les premières gelées, un nid de guêpes ne contient plus de colonie active. Vous pouvez le décrocher avec des gants et le jeter aux ordures ménagères, sans produit. Je le laisse parfois en place quand il se trouve dans un coin de grenier sans usage : il se détériore tout seul avant le printemps, et aucune reine ne le reprend. Retirez-le en revanche s’il se trouve dans une cavité que vous voulez isoler ou ventiler, sinon la reine suivante choisira peut-être le même emplacement.
Quand j’appelle un professionnel plutôt que d’agir seule
Je fais appel à un spécialiste dans quatre situations : nid dans une cloison, un conduit ou sous la toiture, nid plus gros qu’un ballon de football, présence d’une personne allergique dans la maison, ou doute sur l’espèce. Un prestataire sérieux annonce le prix avant de monter et utilise un matériel adapté, perche, aspirateur à insectes, tenue étanche. Demandez un devis écrit et vérifiez que le produit employé figure bien sur la liste des biocides autorisés, sans quoi vous vous exposez à une facture inutile.

Qui doit intervenir, et qui paie la destruction d’un nid ?
Première réponse à connaître : les sapeurs-pompiers n’enlèvent un nid que s’il crée un danger direct, pour des enfants ou des personnes fragiles par exemple. Pour un nid ordinaire, ils vous orienteront vers une entreprise spécialisée et peuvent facturer leur sortie. La mairie, elle, ne détruit que les nids situés sur le domaine public, même si certaines communes participent au coût d’un frelon asiatique : renseignez-vous avant de commander.
Si vous habitez en location, le partage des frais suit la liste des charges récupérables fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987, publié sur Légifrance. Cette liste s’interprète strictement : seules les charges qui y figurent se facturent au locataire. L’ANIL, qui résume une décision de la Cour de cassation de 1999, rappelle que la main-d’œuvre de désinsectisation ne s’y trouve pas. Vous pouvez être appelé à payer le produit, pas le temps du technicien. Si un nid existait déjà à votre arrivée, parlez-en à votre bailleur par écrit, avec une photo datée.
Propriétaire occupant, vous assumez l’intégralité de la dépense. Avant de signer un compromis, un nid visible dans le jardin ou sous la toiture se négocie : demandez au vendeur de le faire détruire ou de déduire le coût du prix. En cas de doute sur votre bail ou sur le partage, l’ADIL de votre département répond gratuitement. Gardez la facture : elle sert aussi de preuve si l’assurance habitation prévoit une prise en charge.
Nid en copropriété ou chez un voisin
Dans un immeuble, un nid installé dans une partie commune, toiture, façade ou local à poubelles, relève du syndic : signalez-le par écrit et gardez une trace de la date. Pour un nid chez un voisin, commencez par lui montrer une photo, car beaucoup ignorent sa présence. Si le dialogue échoue, la mairie conseille sur la marche à suivre, sans toujours pouvoir imposer la destruction.

Que faire en cas de piqûre de guêpe ?
Vous serez piqué un jour ou l’autre, et la plupart du temps rien de grave n’arrive. Une guêpe ne laisse pas son dard dans la peau, contrairement à l’abeille : elle peut piquer plusieurs fois. Nettoyez la zone à l’eau et au savon, appliquez du froid pendant quelques minutes, puis surveillez la rougeur. Une douleur et un gonflement local de quelques centimètres disparaissent en un ou deux jours. Un antihistaminique en vente libre ou une crème apaisante calme les démangeaisons, et un conseil de votre pharmacien suffit pour choisir. Consultez un médecin si la rougeur s’étend après 48 heures ou si de la fièvre apparaît, signe d’une infection de la peau.
Le danger vient de l’allergie. Selon les données médicales relayées par les secours, l’allergie aux venins d’hyménoptères cause 10 à 20 décès par an en France. Appelez immédiatement le 15 ou le 112 si vous observez une gêne respiratoire, un gonflement du visage ou de la gorge, des vomissements ou un malaise dans les minutes qui suivent la piqûre. Une piqûre dans la bouche ou la gorge est une urgence : sucez un glaçon en attendant les secours. Les piqûres multiples sont aussi une urgence, au-delà de 20 chez l’adulte et de quatre ou cinq chez un enfant. Une personne qui possède un stylo d’adrénaline auto-injectable l’utilise tout de suite, en l’appuyant sur la face externe de la cuisse pendant dix secondes.
Vous pouvez réduire le risque au quotidien avec quelques réflexes. Évitez les parfums sucrés et les vêtements très colorés en été. Ne marchez pas pieds nus sur l’herbe sous un arbre fruitier. Ne secouez pas une guêpe posée sur vous : écartez-vous lentement. Et gardez votre calme si une guêpe tourne autour de vous : les gestes brusques déclenchent la piqûre.
Vos animaux comptent aussi. Un chien ou un chat piqué à la gueule ou à la gorge, dont le museau gonfle vite, justifie un appel au vétérinaire sans attendre. Surveillez-les pendant les deux heures qui suivent un incident, car une réaction allergique commence souvent dans les minutes qui viennent.
FAQ sur la manière de se débarrasser des guêpes
Quelles odeurs les guêpes détestent-elles vraiment ?
Elles fuient surtout la menthe poivrée, la citronnelle, l’eucalyptus, le clou de girofle et le café brûlé. L’effet dure une à deux heures en extérieur et ne chasse pas une colonie installée, qui se contente de contourner la zone.
Quel produit faut-il choisir pour détruire un nid ?
Un aérosol à jet longue portée ou une poudre pour nid en terre, utilisé le soir ou à l’aube. Il s’agit d’un biocide : vérifiez l’étiquette et respectez la distance annoncée, souvent de 3 à 4 mètres.
Comment éviter que les guêpes reviennent l’an prochain ?
Bouchez les cavités détruites avec du mortier, ôtez les restes sucrés et posez un piège sélectif au printemps, quand la fondatrice cherche un site. Les nids ne sont jamais réutilisés, mais la reine peut choisir le même emplacement.
Un nid de guêpes abandonné présente-t-il un risque ?
Non, après les premiers gels la colonie est morte et seules quelques jeunes reines ont quitté le nid. Vous pouvez le décrocher avec des gants, sans produit, à partir de novembre.
Sources
- Que ChoisirPiqûres et morsures de l’été : les bons réflexes
- Que ChoisirFrelons asiatiques : comment les piéger en respectant la biodiversité
- INRSVous travaillez en plein air ? Gare aux insectes piqueurs
- LégifranceDécret n° 87-713 du 26 août 1987 fixant la liste des charges récupérables
- ANILCharges : frais de personnel de désinsectisation et de désinfection